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La Loi
de Robien
Pour contrer la
pénurie de logements dans les grandes agglomérations et contenir la
hausse des loyers, Gilles de Robien réforme le dispositif
d’amortissement Besson. 2 modifications principales : la suppression des
plafonds de ressources des locataires et l’augmentation sensible
(environ 40 %) des plafonds de loyers. Ces nouvelles dispositions feront
l’objet d’un projet de loi qui sera soumis d’ici à l’été au Parlement.
Toutefois pour ne pas bloquer les ventes, la loi aura un effet
rétroactif au 3 avril.
La Loi de ROBIEN
s'applique aux investissements réalisés à compter du 3 avril 2003, cette
nouvelle loi a supprimé la condition de ressources des locataires et a
vu les plafonds de loyers augmenter de façon significative.
Le logement
·
Le
logement loué doit être neuf, loué nu et à usage d'habitation principale
du locataire.
·
Il
peut être détenu directement ou par l'intermédiaire d'une société civile
immobilière (SCI).
·
Le
logement doit être détenu en pleine propriété.
·
Les
revenus de la location doivent être imposés dans la catégorie des
revenus fonciers.
Le locataire
Qualité
- Le locataire doit
être une personne physique (ou un organisme privé ou public louant
des biens en faveur de son personnel).
- Depuis le 9 octobre 2002, le locataire peut être un ascendant ou un
descendant du
propriétaire ou encore un ascendant ou un descendant d'un des membres de
son
foyer fiscal. En revanche la location à un membre du foyer fiscal du
propriétaire est
incompatible avec le régime d'amortissement.
La location
Durée
- Le propriétaire
doit s'engager à louer le logement pendant au minimum 9 ans à une
personne autre qu'un membre de son foyer fiscal.
- La durée est
appréciée de date à date à compter de celle de prise d'effet du bail. -
La location doit être effective et continue et prendre effet dans les
douze mois de l'acquisition ou de l'achèvement de la construction ou des
travaux.
Loyer
Le loyer est
plafonné durant la période d'amortissement en fonction de la surface
habitable du logement..
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Zone
d'implantation du logement
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Plafond mensuel
de loyer
au m² de surface habitable charges non comprises |
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ZONE A
- Agglomération Parisienne
- Côte d'azur
- Genevois Français |
19,19€ |
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ZONE B
-
Agglomération de plus de 50 000 habitants
- Certaines communes de l'agglomération Parisienne |
13,33€ |
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ZONE C
- Reste du territoire |
9,59 € |
Points clés
Amortissement
Le
logement loué fait l'objet d'un amortissement venant en déduction des
revenus fonciers dont les taux sont les suivants :
- 8 % par an pendant
les cinq premières années (la première annuité est calculée
prorata-temporis en fonction du mois d'achèvement ou d'acquisition si
elle est postérieure).
- 2,5 % par an pendant 4 ans (ajustement prorata-temporis la dernière année).
- A l'issue de ces
9 ans, le contribuable peut prolonger le bénéfice des amortissements à
2,5 % par an pendant au maximum deux fois trois ans si les conditions de
loyer au m² et de ressources des locataires restent remplies.
(Au
total, l'amortissement ne pourra excéder 65 % du prix de revient du
logement)
La
base de l'amortissement comprend le prix d'acquisition + frais
d'acquisition (droits d'enregistrement et de timbres, honoraires,
commission…).
Déduction
forfaitaire
La
déduction forfaitaire sur les loyers est ramenée de 14 à 6 % durant la
durée de l'amortissement.
Déficit foncier
Le
déficit foncier est imputable sur le revenu global dans la limite de 10
700 €. La fraction de déficit supérieure à ce montant est imputable sur
les revenus fonciers des dix années suivantes.
EXEMPLE
Soit un propriétaire
qui a loué en 2003 un immeuble dont le coût de revient est 147 000 €
|
+ Loyer |
6 000 € |
|
- Intérêts d’emprunt |
7 800 € |
|
- Frais de gestion |
550
€ |
|
- Impôt foncier |
500 € |
|
- Abattement 6 % |
360
€ |
|
-
Amortissement |
11 760 € |
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= Résultat
foncier |
- 14 970 € |
Ce
résultat sera imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 €, les
4 270 € de déficit trouvant leur origine dans les intérêts d'emprunt et
dans les autres charges sont reportables sur les revenus fonciers des 10
années suivantes.
LES PIEGES
Le site
d'implantation :
Veiller
au site d'implantation du logement et particulièrement sur les points
suivants :
- Perspectives de
valorisation du bien en fonction de l'offre immobilière déjà existante,
des prestations du logement et du prix d'acquisition.
- Importance et
pouvoir d'achat de la demande locative locale garantissant des mises en
location rapides et déterminant le niveau de loyer envisageable.
Les programmes
packagés :
Etre
vigilant aux produits " packagés " présentant l'investissement comme un
unique support financier et occultant qu'il s'agit d'un actif immobilier
qu'il conviendra un jour de valoriser.
Les parkings :
Le
loyer n'étant pas plafonné sur les parkings, certains intervenants
proposent un bail spécifique au parking afin d'augmenter la rentabilité
de l'ensemble de l'investissement. Cette possibilité n'est envisageable
que si le loyer du parking correspond au loyer de marché, dans le cas
contraire une requalification pourrait être encourue sur l'ensemble de
l'investissement.
La sortie :
Attention
aux présentations trop optimistes qui prévoient une revente rapide du
bien avec plus-value. Si au cas par cas une revente à moyen terme peut
être envisageable, généraliser cette option sur une même opération
entraînera une revente massive de biens à une date donnée et donc le
risque d'une moindre valorisation de ceux-ci.
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